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Cherche main-d’œuvre suisse d’urgence !

Education Main-d’œuvre suisse : La pénurie de personnel qualifié dans les secteurs techniques est et reste un thème récurrent pour le pays — et donc l’un des principaux défis pour l’industrie. Des pistes existent, par exemple la formation continue.

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Le problème n’a rien de nouveau. Cela fait déjà quelques années que diverses voix soulignent avec vigueur qu’il ne faut pas sous-estimer la pénurie de compétences annoncée pour l’économie suisse. Depuis, nous voilà en quelque sorte au beau milieu du problème. Ce sont dans l’ensemble environ 10 000 professionnels bien formés qui manquent à notre économie. Cette pénurie de main-d’œuvre qualifiée empêche de nombreuses entreprises de se développer à la mesure de leur potentiel. Car le fait est que les travailleurs qualifiés sont à la base de l’innovation, de la compétitivité et de la capacité de croissance de toute économie nationale – y compris celle de la Suisse. La pénurie est particulièrement aiguë dans les domaines de l’informatique, de la construction mécanique et de la santé.

Promouvoir le potentiel domestique

Young Developers Working In Office

Le résultat de cette tendance est ce qu’on appelle la « guerre des talents ». Cela signifie que les entreprises se « font la guerre » pour les rares experts disponibles et que la concurrence entre elles est de plus en plus âpre. Comme l’explique Hans Hess, dirigeant de Swissmem, dans une interview en page 8, ce problème est atténué dans une certaine mesure par le recours à la main-d’œuvre qualifiée étrangère. Mais bien sûr les entreprises suisses devraient également promouvoir et mettre à profit le potentiel qui existe ici.

C’est une étroite intégration de l’industrie et des établissements d’enseignement qui permettra de sortir du problème. Depuis longtemps, les transferts de connaissances et de technologie sont importants en Suisse. Les diplômés des hautes écoles spécialisées suisses sont équipés et préparés pour répondre aux défis et aux besoins des entreprises. Mais ce qui compte pour les entreprises, ce n’est pas seulement la formation initiale, mais notamment la formation continue. C’est le moyen de consolider ou de renforcer le savoir-faire déjà présent en interne. Comme l’explique également Hans Hess dans l’interview, les entreprises industrielles doivent devenir plus efficientes et compétitives. Pour ce faire, elles doivent investir dans l’expertise de leurs employés. Cela est vrai non seulement pour la partie technique (la fabrication), mais aussi pour l’administration, la direction et le back-office.