media app icons flying around globe on tablet computer

McKinsey : L’Internet des objets — une valeur ajoutée pour l’économie et la société

Digitalisation Internet occupe déjà une large place dans nos vies. Nous lisons en ligne, nous achetons en ligne, nous organisons nos loisirs en ligne. L’Internet des objets est l’étape suivante dans cette évolution. Et il transformera probablement nos vies de manière encore plus radicale.

Miriam Dibsdale

Ce n’est pas de la science-fiction. L’Internet des objets est déjà là. Par exemple sous forme de montres connectées qui enregistrent les signes vitaux de celui que les porte, lui permettent de prendre des appels, ou de noter ses rendez-vous. Ou sous la forme d’une maison intelligente qui automatise les différents aspects de la vie domestique. Ces deux exemples illustrent le concept au cœur de l’Internet des objets : le Web ne se limite plus à notre écran d’ordinateur, ce n’est plus juste un moyen de s’informer et d’échanger des idées. Au contraire, il influence directement nos vies quotidiennes — et prend aussi de plus en plus le contrôle. L’impact potentiel est énorme, particulièrement sur le plan économique.

C’est ce que montre une étude publiée l’an dernier par le cabinet de conseil McKinsey et intitulée « The internet of things, mapping the value beyond the hype » (« L’Internet des objets : quelle valeur ajoutée au-delà du buzz ? »). Dans ce document, les experts concluent que « l’Internet des objets, c’est-à-dire la mise en réseau intelligente d’équipements et de machines par Internet, peut, au niveau mondial, générer jusqu’à 11 milliards de dollars de valeur ajoutée à l’horizon 2025 ». C’est pour l’industrie (jusqu’à 3,7 milliards de dollars de valeur ajoutée), l’aménagement urbain (1,7 milliard de dollars) et le domaine de la santé (1,6 milliard de dollars) que l’impact potentiel serait le plus important.

Si aujourd’hui on associe encore principalement à l’Internet des objets des produits de santé grand public (comme la montre connectée décrite au début), à long terme ce sont surtout, selon les experts de McKinsey, les applications B2B qui verront s’ouvrir de nouveaux horizons. Principal bénéficiaire : l’industrie. Ainsi, dans la construction mécanique, cela rendrait par exemple possibles des modèles opérationnels reposant sur l’exploitation de données pour calculer l’utilisation des installations en fonction des disponibilités. Pour le moment, seule une fraction des données générées par la production est généralement utilisée.

Internet des objets

Quels changements et pour qui ?

L’étude résume quels secteurs seront transformés par l’Internet des objets et comment. Ne faisons pas durer le suspense (extrait) :

Industrie : c’est dans la production que l’Internet des objets a le plus grand potentiel économique (3,7 milliards de dollars), principalement en augmentant la productivité et l’efficacité énergétique et en réduisant les risques professionnels.

Aménagement urbain : la mise en réseau permet aux villes de devenir « intelligentes » — et ce, pour une réelle valeur ajoutée (1,7 milliard de dollars). Une meilleure offre de transport en commun par une gestion du trafic et des horaires optimisés pourrait réduire les temps d’attente et de trajet.

Santé : le contrôle des signaux vitaux tels que le rythme cardiaque et le taux de glycémie peut aider à améliorer la qualité de vie de patients chroniques et, par exemple, donner rapidement l’alarme en cas d’aggravation de l’état du patient (1,6 milliard de dollars).

Véhicules et conduite : un meilleur suivi des données de trafic, des chaînes d’approvisionnement et de l’état des véhicules, voitures, trains, avions, etc., peut générer 1,5 milliard de dollars de valeur ajoutée.
Commerce de détail : des systèmes de caisses automatiques, une meilleure conception des points de vente et l’utilisation de smartphones pour fidéliser la clientèle et proposer des offres spéciales permettent d’augmenter les ventes et de diminuer l’attente en caisse — avec, à la clé, un potentiel de 1,2 milliard de dollars.

L’étude complète est disponible en anglais sur : www.mckinsey.de