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Finance durable : Redonner du temps au temps

Developpement durable Replacer l’économie au centre de l’écosystème et soutenir les investissements industriels à long terme : un changement de paradigme qui, pour le spécialiste de la finance Olivier Ferrari, constitue l’une des réponses aux objectifs du développement durable.

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Face aux enjeux environnementaux et sociétaux du XXIe siècle, la finance n’échappe plus aux principes du développement durable. L’investissement socialement responsable, la finance solidaire, le microcrédit sont autant d’approches représentatives de cette tendance, et de plus en plus d’investisseurs intègrent la notion de durabilité à leur stratégie de placements. Mais pour Olivier Ferrari, CEO de CONINCO Explorers in finance SA, la recherche de rendement financier à court terme qui prévaut aujourd’hui n’est pas en totale adéquation avec ces principes et ne permet pas de répondre durablement aux besoins de l’économie réelle. « Lorsque l’on parle de finance durable, on raisonne uniquement en termes de rendement financier sans prendre en compte l’importance du rendement industriel dans la notion même de durabilité», explique-t-il. « Pour qu’une économie soit durable et qu’un mouvement vertueux de création de valeur soit possible, c’est l’entreprise, et non pas la finance, qui doit être au cœur du développement économique. »

Une économie sociétale circulaire

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Pour soutenir cette démarche, Olivier Ferrari s’appuie sur une approche d’économie sociétale circulaire. « Au centre, l’entreprise représente le socle du développement. Elle génère les emplois, crée les actifs qui produisent, consomment, et payent les taxes qui iront nourrir l’appareil de l’ État et lui permettront de financer les régimes de retraites. Les retraités consomment et génèrent à leur tour des taxes, qui alimenteront l’État ce qui lui permettra de soutenir le développement économique et par là même la création de valeur.. » Un mouvement de flux perpétuel, dont la dynamique permet à tous les acteurs de l’économie, mais aussi à la société et à l’environnement de se développer de façon équilibrée, au sein d’un écosystème durable.

Retrouver le long terme

Pour que les entreprises aient par ailleurs les moyens de poursuivre les activités de recherche et de développement qui leur permettront de soutenir une économie durable, il est indispensable, pour Olivier Ferrari, de revenir à un temps long de mise à disposition de l’épargne. C’est l’objectif que poursuit « ONE CREATION », la coopérative qu’il a créée en 2010 et qui investit dans des sociétés issues des 9 secteurs économiques durables désignés par l’OCDE : Gestion de l’eau, Gestion des déchets, Biologie /Chimie environnementale, Conseil en environnement, Transports /Matériaux écologiques, Énergies renouvelables et Efficacité énergétique. « Chaque associé détient une voix indépendamment de la part de capital qu’il a investi, ce qui empêche toute spéculation au sein de la coopérative. » précise-t-il. « ONE CREATION » se positionne pour la recherche d’un rendement industriel qui découle directement de l’activité économique de l’entreprise. Un modèle innovant, qui procure aux entreprises l’investissement à long terme dont elles ont besoin pour développer des technologies garantes d’un progrès économique respectueux de l’environnement.